SOL — ta boussole
Où es-tu,
là ?
Une main sur le ventre. Un souffle, sans le forcer. Puis choisis la couleur la plus vraie pour toi, maintenant. Il n'y a pas de bonne réponse — seulement la tienne.
Cette boussole ne te juge pas. Elle t'indique juste où tu es — pour savoir quoi faire ensuite.
Tu es dans ta fenêtre.
Je me sens plutôt disponible.
Je peux réfléchir.
Je suis curieuse.
Je peux entendre l'autre.
Je peux sentir mon corps.
Les signes dans le corps ›
Le souffle est ample, sans effort.
Les épaules sont basses, le ventre souple.
La voix est posée.
Le regard s'ouvre — il peut se poser au loin.
Là, tu peux
C'est ici que le travail devient possible. Pas dans la tempête — ici, au calme.
Alors si quelque chose t'attend :
nomme un besoin. Ouvre une conversation. Répare un fil.
Et ancre-le, pour t'en souvenir :
une main sur le cœur, une sur le ventre. Trois souffles.
Dis-toi : voilà comment c'est, quand je suis là.
Ton corps apprend le chemin du retour en le répétant au calme.
Avec l'autre, là
C'est le moment des vraies conversations. La demande, la limite, le mot tendre que tu remets toujours à plus tard — c'est maintenant qu'il passe le mieux.
À cultiver. Reviens ici souvent, même trente secondes. Le vert ne s'exige pas — il s'entraîne.
Ralentis avant d'agir.
Je commence à m'activer.
Je sens que quelque chose change.
Mon attention se rétrécit.
J'ai envie de faire quelque chose tout de suite.
Je peux encore utiliser ma boussole.
Les signes dans le corps ›
Le souffle monte — plus court, plus haut.
La mâchoire, les épaules se serrent.
Le cœur s'accélère. Ça chauffe, ça pousse à bouger.
Le regard se fixe, se rétrécit.
Là, tu peux
Cette envie d'agir tout de suite — c'est le signal. Pas une urgence. Un signal.
Souvent deux directions : foncer (répondre, convaincre, exploser) ou fuir (couper, partir). La même vague qui monte.
Avant de répondre, d'envoyer, de décider : arrête-toi un instant.
Un souffle. L'expire plus long que l'inspire.
Les pieds sur le sol — sens ce qui te porte.
« De quoi j'ai besoin, là, maintenant ? »
Suis le cercle. L'expire s'allonge — c'est lui qui apaise.
Avec l'autre, là
Tu peux encore parler — mais une phrase simple, pas un procès :
« J'ai besoin d'une pause. On en reparle bientôt. »
Poser la pause, ce n'est pas fuir. C'est te garder disponible.
Redescendre d'un cran. Tu ne vises pas la performance, juste le vert : l'envie d'agir tout de suite qui retombe un peu. Ça suffit.
D'abord, la sécurité.
Je suis submergée.
Je suis dans l'urgence. Ou complètement coupée.
Je n'ai plus vraiment accès à ma réflexion.
Tu n'as pas besoin de résoudre le problème maintenant.
Là, c'est plutôt…
Ralentir tout
De l'eau froide sur les poignets, la nuque.
Assieds-toi. Sens ton poids qui descend, qui s'appuie.
L'expire long — plus long que tout le reste.
Rien à décider. Laisse la vague redescendre.
Si ça t'apaise. Sinon laisse tomber — respire comme tu peux.
Un petit signe de vie
Pas besoin de respirer profond. Juste bouger un peu :
les doigts, les orteils, la tête tout doucement.
Pose une chaleur : une couverture, une tisane, tes mains l'une contre l'autre.
Regarde autour de toi — nomme les couleurs que tu vois.
Fais un petit son. Un soupir. Ton prénom, à voix basse.
Tu remontes doucement. Un fil à la fois.
Avec l'autre, là
Aucune décision sur la relation maintenant. Rien ne se règle en rouge.
Si tu peux, un seul message :
« Je ne peux pas parler là. Je reviens vers toi. »
Puis tu t'occupes de toi. Le reste attendra le vert.
Remonter, pas réussir. Tu n'as pas à atteindre le vert. Passer de « submergée » à « ça va un peu mieux », c'est déjà énorme.